Moïse Jean-Charles à l'assaut de la Minustah-Le Nouvelliste

Auteur:Yvince Hilaire Twitter:@yvincehilaire

Après deux semaines en tournée aux Amériques, le sénateur Moïse Jean-Charles a présenté son bilan. L'élu du Nord se dit déterminé dans sa lutte pour que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah)quitte notre pays.

Le sénateur Moïse Jean-Charles accompagné des journalistes Jean-Robert Pierre-Louis(RCH 2000), Kim Ives( Haïti liberté) et Rony Richard(Radio Cap- Haïtien).

Une médaille d'or, une plaque d'honneur et d'autres objets. C'est ce que le sénateur Moïse Jean-Charles a exhibés jeudi devant un cortège de journalistes accrédités au Palais législatif. Il les a reçus, a-t-il dit, des membres du Parlement argentin lors d'un périple d'environ deux semaines au Brésil, en Argentine puis aux Etats-Unis.
Réputé ennemi juré du président Michel Martelly, le deuxième sénateur du Nord dit avoir été décoré pour son engagement politique et idéologique. « Nous vous avons décoré pour montrer à la face du monde entier que nous sommes solidaires de vous, avec la lutte que vous menez », a rapporté Moïse Jean-Charles, citant le député argentin Gonzalez Gass. « Ils m'ont rappelé que Hugo Chavez avait reçu cette même médaille d'or en 2009 pour son charisme et son parcours politique », se réjouit le parlementaire du Nord. Entre l'Amérique du Sud et l'Amérique du Nord, le représentant de l'aile dure de l'opposition au pouvoir Tèt kale veut donner un nouvel élan à sa bataille. Cette fois-ci, pas pour critiquer l'administration en place mais pour rechercher des appuis dans son combat pour le départ de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), présente dans le pays depuis la chute de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en 2004. De scandale en scandale, de plus en plus d'Haïtiens dénoncent la présence des forces onusiennes dans le pays, qualifiées par plus d'un de force d'occupation. Accompagné d'une délégation de trois journalistes haïtiens, le parlementaire a quitté le pays le 13 avril pour y retourner le 30. De Miami à Buenos-Aires en passant par Brasilia, l'élu de l'INITE a discuté avec une pléthore de personnalités, surtout politiques, sur la nécessité de faire front commun dans la lutte pour le retrait des divers contingents de la mission onusienne en Haïti. Au Brésil, Moïse Jean-Charles s'est entretenu entre autres avec la représentante du Parti des travailleurs brésiliens, Barbara Corrales, avec des parlementaires, le gouverneur et le maire de Sao Paulo. Selon lui, des centaines d'étudiants étaient prêts à manifester dans les rues pour exiger le retrait des Casques bleus brésiliens de la Minustah à son arrivée à Brasilia. Fort de ses rencontres aux Parlements brésilien et argentin, Moïse Jean-Charles affirme que le président de la commission des Affaires sociales de la Chambre des députés du Brésil a donné la garantie qu'il allait convaincre ses pairs pour exiger le retrait de la Minustah. «Il a dit que la commission qu'il dirige va soumettre à l'appréciation de l'assemblée un texte pour avoir le support d'autres Parlements », rapporte le sénateur Moïse Jean-Charles. Même constat, selon lui, au Sénat du Brésil.« Edouardo Supplicy, sénateur de droite issu d'une riche famille, est prêt à donner son support et son accompagnement dans la lutte contre la Minustah, a dit le parlementaire . Même cas de figure pour Ana Rita, présidente de la commission Droits de l'homme du Sénat, qui s'est montrée sympathique à notre bataille. » Toujours d'après lui, l'Argentin Esquival Perez, ancien prix Nobel de la paix, ainsi que le représentant de la Centrale autonome des travailleurs (CTA) seraient également acquis à sa cause. Soulignons qu'au cours de cette tournée, le sénateur Moïse Jean-Charles en a profité, a-t-il dit, pour exposer la situation d'Haïti aux étudiants de différentes universités du Brésil et de l'Argentine...

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